La rumeur et la colère montaient depuis maintenant plusieurs semaines, après l'usine Spirel de Sainte-Rémy de Maurienne, Rio-Tinto Alcan (ex-Pechiney) a annoncé mardi 13 octobre un plan de réduction des effectifs de l'usine de Saint-Jean de Maurienne, qui touchera 179 emplois.
Réuni exceptionnellement lundi soir, en présence de plus de 500 habitants de la vallée, le conseil municipal de St Jean de Maurienne avait souhaité faire bloc face à cette menace, et porter haut son message d'interpellation des dirigeants du groupe Rio-Tinto. Le maire Pierre-Marie Charvoz dénoncait alors "le manque de dialogue du groupe minier anglo-australien, et son absence de message clair quant à l'avenir du site de Saint Jean".
Au lendemain de cette réunion, la colère ne pouvait donc que s'accentuer encore avec l'annonce de la suppression de 179 emplois. Alors que les syndicats parlent "de massacre à la tronçonneuse d'un ancien fleuron du groupe Pechiney", Hervé Gaymard se dit "atteré par cette nouvelle", Pierre-Marie Charvoz continue de dire que l'usine "à une dette envers la Maurienne et la Savoie", en regrettant que "les 450 millions de résultats réalisés par le groupe depuis 2004, n'aient jamais été suivis de nouveaux investissements dans la vallée" .
Réactions et interviews dans le jounal de France 3 Alpes du mardi 13 octobre.
Crédit photo : Alexandre Modesto / marmotte73.fr
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